STÉPHANIE ARTARIT, Prix des lecteurs Quais du Polar 2026

Sélectionné pour le jury j’ai participé avec enthousiasme aux délibérations le samedi 13 mars au restaurant Le Cintra à Lyon. Je suis très heureux de faire un petit compte rendu de la remise du prix des lecteurs lors du festival Quais du Polar qui a accueilli un public impressionnant tout ce long week-end de Pâques dans les lieux prestigieux de la ville.

C’est avec émotion que je fais ce retour sur un épisode important de ma vie de lecteur depuis ce mail de décembre m’annonçant que ma candidature au jury était retenue. Vendredi 3 avril, vers 18 h a été remis le prix des Lecteurs Quais du polar 2026. La lauréate est Stéphanie Artarit pour le magnifique « On ne mange pas les cannibales ». Elle a également été citée par un prix Polar derrière les murs, suite à une animation-lecture dans les prisons de la métropole de Lyon.

Une autre mention a été attribuée par les étudiants, en partenariat avec le Crous, à Olivier Ciechelski pour Le livre des prodiges. Je dois admettre que je suis totalement ravi par ces choix : j’ai défendu autant qu’il était possible le livre de Stéphanie Artarit que j’avais placé nettement en tête des 6 livres en compétition. Le livre d’Olivier Ciechelski était mon numéro 2. Ces deux récits sont très réussis et laissent une trace durable bien après leur lecture. Je ne parlerai pas ici des autres prix d’un festival d’une vitalité impressionnante, avec plus de 100 000 visiteurs annoncés cette année, accompagnés par 450 bénévoles.

Ancienne journaliste et psychanalyste, Stéphanie Artarit s’est lancée dans l’écriture avec L’Argent, tout le temps paru en 2023. Ce deuxième roman, On ne mange pas les cannibales, a déjà reçu plusieurs prix : le Grand Prix du Festival Sans Nom et le Prix ensemble pour l’Imaginaire. J’ai pu la rencontrer sur la grande librairie du palais de la Bourse (inauguré en 1860 par l’empereur Napoléon III, il est classé aux monuments historiques depuis 1994).

J’ai également échangé avec plaisir avec Olivier Truc, lauréat du prix des Lecteurs 2013 pour « Le dernier lapon ». J’avais lu et chroniqué récemment « Le premier renne », paru en 2024, suite de sa surprenante série sur la police des rennes avec ses enquêteurs Nina et Klemet.

Autre rencontre marquante dans cette grande librairie du palais de la Bourse – qu’est-ce que c’est bien d’y faire circuler des livres et des idées plutôt que d’y échanger des devises et des actions – avec Eva Björg Ægisdóttir dont j’avais chroniqué sur ce site « Les filles qui mentent ». J’ai aussi assisté à une intéressante rencontre, dans le décor magnifique du Grand Salon de l’Hôtel de Ville pour le roman « Exil(s) islandais » que l’autrice islandaise a écrit à 4 mains avec Jérôme Loubry.

Parmi les évènements remarquables de ce « week-end polar », je retiens la rencontre intitulée « Écrire contre le racisme », également à l’hôtel de ville, avec S. A. Cosby (États-Unis), Abir Mukherjee (Ecosse) et Henry Wise (États-Unis), superbement animée par Gladys Marivat. Ils font partie des auteurs que j’aimerais lire prochainement.

Autre lieu visité grâce aux rencontres Quais du polar : la Chapelle de la Trinité, attiré par celle intitulée « La politique-fiction, le pouvoir du récit », avec Jacques Attali, Thomas Bronnec, Benjamin Dierstein et Elena Sender. Un modérateur très loquace et des intervenants peu inspirés n’ont pas permis, selon moi, d’exploiter la richesse du thème proposé. Le décor était somptueux, et cela valait quand même le déplacement. L’émission affaire sensible sur le thème « Mazan ou le procès des hommes ordinaires« , diffusée en direct du théâtre Comédie Odéon, avait une autre dimension. Fabrice Drouelle est réellement impressionnant de professionnalisme. Plus qu’un homme de radio, il est un grand acteur !

Voici quelques impressions, quelques images, de ma découverte d’un grand évènement du livre – il ne s’agit qu’un bref aperçu – et de cette étonnante ville de Lyon, de ses bouchons inoubliables : Le Palais Grillé et aussi Le café des Fédérations. Abondantes et savoureuses nourritures spirituelles et nourritures terrestres comme l’aurait dit André Gide. Je remercie Marion et Hélène Fischbach, la présidente du festival Quais du polar, pour cette expérience hors du commun (après la joie d’avoir participé au jury du prix Orange présidée par Jean-Christophe Rufin en 2024) qui est de nature à me faire oublier ma lettre de candidature au prix du livre Inter restée sans effet cette année encore.

Files d’attente aux conférences hôtel de ville Lyon
Plafonds du palais de la Bourse

On peut retrouver les conférences Quais du Polar en suivant le lien ci-dessous. Seul inconvénient il n’y a pas la traduction simultanée pour les interventions en langue étrangère :

https://www.blynd-audio.com/quaisdupolar

Notes avis Bibliofeel, avril 2026, Stéphanie Artarit, Prix des lecteurs Quais du Polar 2026, On ne mange pas les cannibales

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